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Interview - Goljan

Interview - Goljan

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1. Comment prononce t-on votre nom ?

Pour simplifier les choses, je dirai « Gaulle » et « Yann » comme le prénom. On va éviter les notions de phonétiques compliquées, ça pourrait donner mal au crâne d’emblée.

2. Que signifie  Gøljan ?

Alors, Gøljan est un nom qu’on a inventé. Il fait référence aux Goliards qui étaient des clercs dévergondés qui se promenaient de villages en villages au Moyen-Âge. Des gens lettrés qui parlait le latin préférant les plaisirs de la chair et de la bonne chère à la chaire des curés normaux. Ils aimaient faire la fête et de la poésie contestataire. Ils sont connus pour avoir écrit les célèbres Carmina Burana. Ce sont donc ces Goliards qui nous ont inspirés.

3. Comment vous est venue l’idée de créer ce duo ?

Il y a eu deux facteurs. Le premier est que Olivier et moi-même sommes tous les deux des grands « fans » du Moyen-âge. Pour ma part j’ai été élève de Jacques Viret à la faculté de musicologie. C’est lui qui a dirigé mon doctorat sur Léo Ferré mais c’est aussi le plus grand spécialiste de la musique du Moyen-Âge en France et héritier de Jacques Chailley dont il a été l’élève. J’ai suivi de nombreux ateliers sur la musique modale avec lui ce qui m’a totalement passionné à l’époque. D’ailleurs nous sommes toujours restés en contact et nous travaillons encore ensemble sur des livrets et anthologies pour le label Frémeaux et associés. De son côté, Olivier avait une fascination pour le bouzouki irlandais et il n’a pas eu de mal à me refiler la passion pour cet instrument. Comme il jouait dans quelques fêtes médiévales en amateur, il m’a proposé qu’un jour on le fasse ensemble et c’est là qu’intervient le deuxième facteur. Il n’a échappé à personne que nous avons été confinés dès le mois de mars 2020. Ce confinement a été l’occasion d’entamer ce projet et comme nous étions longtemps à la maison, nous avons pu élaborer à distance un répertoire que nous avons enregistré. Ainsi est né notre premier album. Les premières prises ont été faites à distance puis lorsque nous avons été déconfinés, nous avons terminé le tout dans mon studio d’enregistrement. Le mixage s’est fait très rapidement, le son acoustique s’impose quasi tout seul.

4. Comment vous êtes vous connus ?

C’était il y a plus de 20 ans. Je jouais dans Insert Coïn, un groupe de rock progressif et Olivier était le bassiste d’un groupe de rock qui s’appelait Février. On s’est croisé sur plusieurs festivals où l’on partageait tour à tour la scène, mais sans vraiment se parler. À l’époque j’étais un peu dans ma bulle, j’avais 19 ans et je jouais avec des mecs de 30 ans donc parfois je m’isolais dans les backstage. Puis lorsque j’ai accompagné Sarah Eddy sur scène en 2006, son guitariste était le beau frère de Olivier. Là on s’est retrouvé dans quelques soirées et nous avions un peu la même vision de l’art musical sans avoir forcément les mêmes goûts. Du coup, on s’est revu, Olivier a même dépanné Sarah Eddy à la basse lors des dates en Allemagne, il a été webmaster et graphiste pour notre label Akoufene. On est resté amis, j’enregistrais même en 2006 son nouveau groupe Tant réel qui a joué à mon mariage, bref… Gøljan était un groupe qui ne demandait qu’à éclore.

5. Que contient votre premier album ? Des compositions ou des reprises ?

Nous avons des textes traditionnels anonymes ou issus du Carmina Burana que nous avons mis en musique dans le style ancien. Puis nous reprenons des airs traditionnels comme le célèbre Hilf o Himmel qui est le thème alsacien le plus célèbre dans le monde, c’est un peu notre Tri Martolod. Nous chantons du Guillaume de Machaut mais nous composons et écrivons également des compositions médiévales. Disons qu’on ne se refuse aucune authenticité mais nous ne sommes pas sectaires non plus.


6. Comment définiriez vous votre style finalement ?

Clairement nous sommes un duo médiéval. Nous avons remarqué que la plupart du temps, les duo médiévaux sont instrumentaux ou à voix féminines. Nous sommes un duo typiquement masculin, ce qui n’est peut-être pas inédit mais assurément rare. Puis nous avons des formules à quatre musiciens, nous allons ajouter de la basse et des percussions, on reste des rockers dans l’âme.

7. Quelles sont vos influences ?

Ce serait très long de développer tout cela car nous écoutons beaucoup de choses. Je suis féru de Léo Ferré, Marino Marini et de Danyel Gérard ce qui étonne pas mal de gens. Mais je crois que j’aime le côté vintage. Il y a eu une période de ma vie où je n’écoutais que du métal. Mais j’ai toujours aimé ne pas avoir d’étiquette. J’ai aussi écrit des chansons de variété allemande, c’était alimentaire mais aussi parce que je le faisais si j’aimais bien la personne avec qui je bossais et si elle y croyait sincèrement. Puis mon personnage Mr Bretzel a été parfois perçu comme une facilité musicale mais pour moi ça a toujours été un projet humoristique avant tout. La musique c’était juste un support donc il fallait que ce soit kitch pour faire rire. Sans vouloir parler à la place d’Olivier, je ne pense pas me tromper en disant que c’est un grand fan de Chuck Berry, Pink Floyd, The Who et du rock progressif en général. Il joue aussi dans un groupe de Cold Wave This Grey City ce qui montre qu’il est assez éclectique. Dans les Beatles, il est plutôt fan de John Lennon, moi de Paul Mc Cartney, donc on aime bien se disputer pour attribuer le rôle de génie à l’un ou à l’autre. Puis Olivier aime aussi Demis Roussos, mais enfin dans la période rock avec Aphrodite’s Child. 

8. Où pressez vous vos disques ?

Chez Hurricane Entertainment pardi ! Je crois que tous les disques de chez Akoufene sont fait là-bas. CD et Vinyles. Avec Gøljan on a même lancé des cassettes audio pour le plaisir, on a hâte de voir le résultat mais on sait qu’on ne sera pas déçus. Pour le téléchargement légal et le streaming aussi, on passe par Hurricane.


9. Avez vous d’autres projets futurs ?

Comme je l’ai dit, des cassettes audio (rire). En réalité on espère faire un maximum de concerts dans les festivals mais surtout dans les châteaux forts car c’est en Alsace qu’on y trouve la plus forte densité. Gøljan c’est une affaire médiévale avant tout, vous ne nous verrez pas chanter dans un centre commercial par exemple. Parmi les autres projets, un autre album sur lequel on travaille. Olivier préfère la scène aux « produits » mais je reste convaincu qu’un disque est autre chose que cela : pour moi en tout cas. Je vois ça comme un album photo audio et j’aime beaucoup faire des choses qui restent. Ca me plairait aussi de faire un DVD un jour, mais dans l’esprit artistique et médiéval, comme un film qui raconterait une histoire.

Site web : www.goljan.fr

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